28/01/2008

Puéril Ostracisme

 
 Que de savoir perdu par manque d'humilité 

Beaucoup de chercheurs évitent de demander à d'autres ce qu'ils ignorent parce que cela froisse leur amour-propre.

De par mes multiples navigations dans les hautes latitudes du Nord et du Sud, j'ai acquis une expérience intimement liée à ces régions, on peut donc logiquement accepter qu'elles m'ont appris  des choses que d'autres n'ont pas pu connaitre.

Aujourd'hui, alors que l'exploration polaire retrouve un regain d'intérêt et que notre pays engage les deniers de ses contribuables dans de nouvelles réalisations en Antarctique : il eut été logique, il me semble, que je puisse faire profiter le pays de mon savoir en ce qui concerne la spécificité des régions polaires.

J'ai donc accepté en son temps la demande d'Alain Hubert, président de la Fondation Polaire, de participer, dès sa création, à la Fondation. Dès mon accord connu. Gaston de Gerlache s'est opposé à ma présence et a menacé Alain Hubert de se retirer si je restais membre de la Fondation. Alain Hubert ayant pour une question de prestige auprès des autorités financières davantage besoin du soutien de la famille de Gerlache, m'a demandé de me retirer, ce que j'ai accepté dans l'intérêt du bien commun.

La famille de Gerlache donne ainsi l'impression de craindre toute ingérence dans le domaine de l'exploration polaire dans laquelle elle semble se considérer comme l'autorité incontournable et exclusive.

Si une telle prise de position devait s'avérer exacte, il serait alors temps de mettre les choses au point et d'examiner le fondé de ces mérites voulus comme étant exclusifs.

 Le renom de la famille de Gerlache dans l'exploration polaire se fonde principalement sur l'expédition de la « Belgica » commandée par Adrien de Gerlache, à la fin du siècle précédent, et sur celle de son fils Gaston, lors de l'année géophysique en 1956.

Adrien de Gerlache eut le mérite incontestable d'avoir pris l'initiative d'organiser la tenue d'une expédition scientifique en Antarctique et d'avoir par une grande patience et une constante détermination réussi à la mettre sur pied et de l'étoffer par d'excellents collaborateurs.

Georges Lecointe, Lieutenant de Vaisseau, commandant en second était un homme très capable, il personnifiait la connaissance marine à bord.

Roald Amundsen qui découvrira le Passage du Nord-Ouest et sera le premier à atteindre le Pôle Sud, était premier Lieutenant et, par ailleurs, un spécialiste du terrain dont la carrière va démontrer le sérieux.

Plusieurs scientifiques prirent également part à l'expédition et se sont leurs travaux qui en ont assuré le résultat très positif.

Ce que l'expédition de la « Belgica » à pu accomplir est donc le résultat d'un travail d'équipe. Vouloir faire admettre le seul mérite d'Adrien de Gerlache n'est pas une attitude correcte.

Tout cela vaut aussi pour l'expédition du fils Gaston, mais avec cette circonstance particulière que les erreurs commises sur le terrain démontrent des lacunes dans la connaissance générale de la spécificité polaire de son chef.

Conclusion : La famille de Gerlache a réalisé un réel parcours dans l'expédition polaire. Mais elle ne l'a pas accompli seule et il serait souhaitable qu'elle accepte  d'en partager le mérite avec celui d'autres participants. La probité intellectuelle est à ce prix.

 

Willy de Roos.

17:15 Écrit par willy dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/01/2008

Curriculum

Entre 1972 et 1975 j'ai effectué un tour du monde à la voile d'Est en Ouest par le cap Horn et Bonne Espérance. Navigation pour la plus large part en solitaire.

En 1977 j'ai réussi le passage du Nord-Ouest, du Groenland au détroit de Béring, avec arrivée à Vancouver au Canada. Navigation dans l'Océan polaire décrit dans mon livre "Le Passage du Nord-Ouest".

en 1978 j'ai poursuivi le périple en direction de l'Antarctique, puis revenant à Nieuport d'où j'étais parti je réalisais la première circumnavigation du continent américain de l'Histoire.

En 1982, je suis retourné en Antarctique accompagné d'Alfi Van Brande afin de tourner un film sur l'état du continent tout en suivant le sillage de l'explorateur français Jean-Baptiste Charcot. Voyage relaté dans mon livre "Inaccessible Horizon".

En 1986, j'ai tourné un documentaire sur la découverte maritime de l'Argentine et du Chili. Cette navigation toute particulière réalisée en solitaire est déclinée dans un autre livre "Seul, dans le sillage des caravelles".

Ces différentes navigations, réalisées avant le réchauffement climatique, m'ont permis d'acquérir une grande expérience de la navigation et particulièrement dans les conditions polaires;

Aujourd'hui les traversées de la banquise sont incomparablement plus faciles et les exploits actuels ne sont plus comparables à ceux de mon époque. Toutefois, aujourd'hui ils sont sponsorisés et donc médiatiquement diffusés. Moi je n'avais pas de sponsor et mes voyages se sont faits à mes frais. Pas de sponsor=peu de diffusion médiatique et oubli rapide! 

16:24 Écrit par willy dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : willy de roos |  Facebook |